Baleine à bosse échouée en mer Baltique : Pourquoi la protection existante pour les mammifères marins est souvent insuffisante

09.04.2026 | de OceanCare

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09.04.2026, Après que des experts aient examiné mardi la baleine à bosse échouée en mer Baltique allemande, il est établi que son sauvetage est exclu. Alors que l'état de santé de la baleine continue de se détériorer, le rapport final est toujours en attente. Selon les experts, les blessures de la baleine indiquent des impacts humains possibles - tant des blessures anciennes que récentes.


Le sort tragique de la baleine à bosse échouée en mer Baltique montre que les mammifères marins sont certes strictement protégés en Allemagne et dans l'UE, mais cette protection n'est souvent pas appliquée dans la pratique.

OceanCare demande donc à la politique allemande une mise en œuvre rigoureuse des obligations de protection existantes - notamment dans la pêche ainsi que contre la pollution par le bruit sous-marin et les plastiques.

OceanCare demande à nouveau une réduction régionale de la vitesse dans le trafic maritime pour la mer du Nord et la mer Baltique. Cela réduirait le bruit, les émissions et les risques de collision avec les animaux marins.

La désignation récente de trois zones de protection pour les marsouins de la Baltique, gravement menacés, est une étape importante. Mais elle ne sera efficace que si des mesures concrètes et une mise en œuvre cohérente suivent.

OceanCare souligne que la cause exacte de l'égarement et de l'échouage répété de l'animal ne peut être évaluée de manière définitive qu'à partir des résultats scientifiques prouvés. En même temps, le cas montre déjà clairement que les mammifères marins sont strictement protégés en Allemagne et dans l'Union européenne, mais que cette protection est trop souvent inefficace dans la pratique.

Là où le droit de l'UE est essentiel, car il est parmi les plus stricts au monde, la directive habitats protège complètement les baleines et les dauphins. La directive-cadre sur la stratégie marine oblige les États membres à maintenir un bon état écologique des mers. Avec ASCOBANS, il existe des obligations internationales de protection pour les petits cétacés en mer du Nord et en mer Baltique. À cet égard, il est clair que ce qui est crucial n'est pas seulement l'existence de règles, mais leur mise en œuvre effective.

Le sort de la baleine à bosse touche de nombreuses personnes. OceanCare partage cette émotion et remercie les nombreuses personnes impliquées pour leurs efforts. Il est maintenant cruciale d'évaluer la situation de manière objective - et de laisser suivre des actions politiques concrètes.

Un cas tragique avec un mandat politique clair. Les échouages de baleines ne sont souvent pas des événements naturels isolés, mais des occasions tristes de traiter des lacunes de protection qui subsistent. De nombreuses activités humaines en mer ne sont toujours pas conformes à la protection en vigueur des mammifères marins.

Cela inclut notamment les méthodes de pêche destructrices telles que la pêche au chalut ainsi que la pollution des mers par des engins de pêche perdus ou éliminés de manière inappropriée. De plus, le bruit sous-marin croissant stresse et désoriente les baleines, et les navires à grande vitesse entrent souvent en collision avec les animaux. Selon les experts, la baleine à bosse échouée a souffert tout au long de sa vie de blessures qui pourraient provenir d'une hélice de bateau et de filets de pêche.

Nicolas Entrup, chef de la coopération internationale chez OceanCare, déclare :

"La baleine à bosse échouée met en lumière douloureusement le fossé entre la revendication de protection et la réalité. Les mammifères marins sont certes strictement protégés, mais il manque trop souvent une mise en œuvre cohérente des lois. Pour que moins d'animaux souffrent, échouent et meurent, les règles existantes doivent enfin être appliquées efficacement. Et là où cela est nécessaire, elles doivent également être renforcées."

C'est particulièrement urgent compte tenu du marsouin en voie de disparition dans la mer Baltique. Avec moins de 500 individus, la seule espèce de baleine indigène de la Baltique est l'un des mammifères marins les plus menacés au monde. La récente désignation de trois nouvelles zones de protection par le Schleswig-Holstein est donc un signal positif et important. Cependant, ces zones de protection ne déploieront leur valeur que si les mots sont suivis d'actions.

OceanCare demande donc à la politique allemande aux niveaux national, régional et international de prendre les mesures suivantes :

Des mesures de protection strictes et efficaces pour le marsouin dans la mer Baltique. Cela passe par la mise en œuvre cohérente des dispositions de protection existantes et récemment créées.

Une réduction significative du bruit sous-marin en mer du Nord et en mer Baltique, y compris par l'extension du concept de protection acoustique existant de la mer du Nord à toutes les mers allemandes. Les mammifères marins utilisant le son pour l'orientation, la communication et la recherche de nourriture, le bruit représente une menace immédiate pour leur survie. L'extension du concept de protection acoustique vise à atteindre le bon état écologique des mers requis par la directive-cadre sur la stratégie marine (MSRL).

OceanCare appelle à une interdiction des activités sismiques destinées à explorer les gisements de pétrole et de gaz dans toutes les eaux allemandes.

Une réduction de vitesse obligatoire dans le trafic maritime en coopération avec les pays voisins de la mer du Nord et de la mer Baltique. La simple mise en œuvre d'une réduction de vitesse dans le trafic maritime réduit la consommation de carburant, les émissions de gaz à effet de serre, le bruit sous-marin et le risque de collisions avec les baleines.

Plus de protection contre les impacts nuisibles de la pêche. Cela inclut notamment des mesures fermes contre les engins de pêche perdus ou éliminés de manière inappropriée ainsi que la réduction des prises accessoires. Les activités de pêche particulièrement destructrices, telles que la pêche au chalut de fond, devraient être arrêtées d'ici à 2030.

OceanCare souligne également la dimension internationale de tels cas. De nombreuses menaces pour les mammifères marins migrateurs ne connaissent pas de frontières nationales. Les filets fantômes et la pollution plastique menacent les animaux marins dans le monde entier. OceanCare plaide donc pour un accord mondial contraignant sur le plastique. Celui-ci doit traiter des causes de la pollution marine, aborder le problème des filets fantômes et, conjointement avec le nouvel accord de protection des hautes mers, offrir de meilleures solutions pour les espèces migratrices telles que les baleines à bosse.

Le bruit sous-marin croissant est également un problème transfrontalier. Le bruit constant lié au trafic maritime et les émissions sonores explosives dues à certaines activités industrielles, militaires ou sismiques ont un impact massif non seulement sur les mammifères marins, mais aussi sur toute la faune marine. Les baleines à bosse, comme d'autres baleines, dépendent du son pour la communication et l'orientation. Une politique marine efficace doit donc combiner les mesures nationales avec une coopération régionale et internationale.

OceanCare émet en même temps l'avis que le bien-être de chaque animal doit toujours être une priorité. Les décisions concernant les mesures de sauvetage, l'accompagnement ou éventuellement l'euthanasie doivent être prises par les experts et autorités compétentes sur la base de l'état de santé de l'animal. L'attention publique portée à la baleine à bosse est cependant aussi une opportunité : les gens réagissent généralement plus fort au sort d'un seul animal qu'à des menaces abstraites. C'est pourquoi ce cas peut aider à attirer l'attention sur de plus grands contextes - et sur la responsabilité politique d'améliorer effectivement les conditions de vie des mammifères marins.

Fabienne McLellan, directrice générale d'OceanCare, demande donc :

"L'attention portée à la baleine à bosse échouée ne doit pas s'arrêter à l'émotion. Elle doit conduire à de meilleures conditions de protection pour tous les mammifères marins. En même temps, le cas offre l'occasion de réfléchir - et de questionner les impacts de notre comportement de consommation. Que ce soit des déchets plastiques dans les mers ou des poissons souvent présents sur nos assiettes grâce à des méthodes de pêche destructrices : le monde marin souffre de notre consommation et risque de devenir un effet collatéral. Si nous voulons vraiment protéger les baleines et autres faunes marines, nous devons également être prêts à changer notre comportement."

Contact presse : Anton Mattmüller, attaché de presse OceanCare, amattmueller@oceancare.org, +43 681 10619366.

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L'organisation s'emploie à protéger et à restaurer l'environnement marin et les animaux marins, combinant recherche, projets de protection et éducation. Parmi les missions d'OceanCare figurent la pollution marine, le changement climatique, la chasse aux mammifères marins et les impacts environnementaux de la pêche.

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Source : OceanCare, communiqué de presse

Article original en allemand publié sur : Gestrandeter Buckelwal in der Ostsee: Warum der bestehende Schutz für Meeressäuger oft nicht ausreicht


Traduction automatique depuis l’allemand avec l’aide de l’intelligence artificielle. Contenu relu pour le lectorat francophone. Seul le texte original du communiqué de presse fait foi.