La taxe sur la valeur locative brute est considérée comme l'impôt le plus injuste de Suisse: les propriétaires doivent payer des impôts sur un revenu qu'ils n'ont jamais perçu. Le conseiller national Gregor Rutz résume la situation: "Ce système est injuste, il pénalise les propriétaires qui occupent eux-mêmes leur logement et va à l'encontre du mandat constitutionnel de promotion de la propriété."
Après des années de débats politiques, une solution équitable et largement soutenue est maintenant disponible. Elle élimine une injustice de longue date et veille à ce qu'il n'y ait pas de nouvelles injustices. Le conseiller aux États Pirmin Bischof souligne: "La réforme est un compromis à la manière suisse: juste, largement soutenu et dans l'intérêt de l'ensemble de la population."
Les retraités, en particulier, sont touchés par la valeur locative brut, car ils ont remboursé leur maison et peuvent à peine déduire les intérêts de la dette. Avec leurs revenus de retraite significativement inférieurs à ceux des travailleurs, ils subissent une pression financière supplémentaire. La suppression de la valeur locative brut soulage également les jeunes et les familles et renforce leur chance d'accéder à la propriété. La conseillère municipale de Berne, Simone Richner, déclare: "La suppression de la valeur locative brut apporte un soulagement financier tangible - pour les propriétaires d'aujourd'hui et aussi pour la génération à venir."
Aujourd'hui, les intérêts de la dette sont fiscalement avantageux - ceux qui réduisent leurs dettes hypothécaires sont donc pénalisés. Cette incitation perverse doit être éliminée par la réforme. Le conseiller national Martin Bäumle critique: "Un système fiscal qui récompense les dettes et punit une gestion budgétaire solide doit être réformé de toute urgence."
En Suisse romande, la valeur locative brute est encore faible dans de nombreux endroits, mais elle peut être augmentée à tout moment. Dans plusieurs cantons de Suisse alémanique, cela s'est récemment produit. Le conseiller national Pierre-André Page avertit: "La valeur locative brute augmentera si l'État a besoin de plus d'argent. Nous devons donc agir avant qu'il ne soit trop tard."
L'avertissement des milieux critiques concernant les pertes fiscales imminentes ne prend ni en compte les recettes possibles de la taxe échelonnée ni les impôts sur les gains immobiliers qui ne cessent d'augmenter. Le conseiller national Markus Ritter précise: "Avec la taxe échelonnée, les cantons touristiques disposent d'un instrument pour compenser les pertes fiscales." Ils peuvent eux-mêmes décider s'ils veulent introduire une taxe échelonnée sur les résidences secondaires auto-occupées et comment la concevoir - conformément à l'esprit du fédéralisme.
La réforme supprime un impôt injuste, élimine les incitations perverses à l'endettement et renforce le fédéralisme. Le conseiller national Paolo Pamini résume: "Avec un oui à la taxe échelonnée sur les résidences secondaires, la valeur locative brute sera également supprimée - les deux propositions sont inextricablement liées." C'est pourquoi il faut dire oui à la taxe échelonnée sur les résidences secondaires. Oui à des impôts équitables.
