Le rapport annuel récemment publié par Swisstransplant montre une évolution stable des chiffres du don d'organes en Suisse – également grâce à la coopération étroite au niveau européen.
Haute efficacité des dons
La reconnaissance des donneurs potentiels d'organes fonctionne très bien dans les hôpitaux suisses. "Cela est dû à l'engagement élevé des professionnels et à des processus bien rodés en médecine intensive", souligne le PD Dr Franz Immer, Directeur de Swisstransplant. L'efficacité des dons, par rapport à d'autres pays européens, est très élevée : en comparant le nombre de personnes donneuses par cent décès pertinents en soins intensifs, la Suisse a considérablement amélioré son efficacité depuis 2014.
Faible taux de consentement
Malgré ces progrès, le taux de consentement dans les discussions avec les proches reste un obstacle majeur. Souvent, la volonté de la personne décédée n'est pas connue, ce qui pousse souvent les proches à refuser le don d'organes. Ainsi, le souhait de nombreux donateurs potentiels ne peut être réalisé. Les conséquences sont graves : l'année dernière, 67 personnes sont décédées en attente d'un organe salvateur. "Chaque décision documentée - qu'elle soit pour ou contre le don d'organes - apporte de la clarté et soulage les proches", déclare Immer.
Introduction de la réglementation étendue sur le refus
Avec l'introduction de la réglementation étendue sur le refus, à l'avenir, toute personne qui ne souhaite pas donner ses organes après sa mort devra le consigner. En l'absence de décision documentée, on considérera que la personne décédée consent au don d'organes. Les proches peuvent s'opposer à un prélèvement d'organes s'ils savent ou suspectent que cela ne correspond pas à la volonté du défunt. Selon l'OFSP, l'activation de la réglementation étendue sur le refus est prévue pour le troisième trimestre 2027. Au premier trimestre 2027, l'OFSP prévoit de mettre à disposition le nouveau registre de dons d'organes et de tissus. L'identité électronique reconnue par l'État (e-ID) permettra une identification claire et sécurisée. Le moment exact de l'introduction du registre dépendra de la disponibilité de l'e-ID en Suisse.
Oui ou non au don d'organes?
Le don d'organes reste volontaire. La recommandation est de documenter son choix personnel - pour ou contre le don d'organes - et de le communiquer à ses proches. Jusqu'à l'introduction du registre des dons d'organes et de tissus, une carte de donneur d'organes, une directive anticipée ou un dossier patient électronique sont recommandés. Ces documents resteront valides même après l'introduction du registre.
Swisstransplant - Fondation nationale suisse pour le don et la transplantation d'organes
Pour le compte de l'Office fédéral de la santé publique, Swisstransplant est responsable en tant qu'office national d'allocation de l'attribution légale des organes aux receveurs et tient la liste d'attente correspondante. Elle organise au niveau national toutes les activités liées à l'allocation des organes. Elle collabore étroitement avec les organisations européennes d'allocation. Depuis 2009, Swisstransplant est mandatée par la Conférence suisse des directeurs de la santé pour coordonner nationalement les tâches des cantons en matière de don et de transplantation d'organes et de tissus, conformément à la loi sur les transplantations, pour garantir les réseaux de dons et exploiter les synergies.
