«La production de foie gras est interdite en Suisse depuis plus de quarante ans et est considérée comme un acte de cruauté grave envers les animaux. Ceux qui lisent les descriptions ou même regardent les vidéos du processus savent aussi pourquoi», résume Anna Rosenwasser, conseillère nationale (SP/ZH).
Le contre-projet indirect adopté hier prévoit que la Confédération observe systématiquement l'évolution des importations de magret, de foie gras et de confit de canard et d'oie après l'introduction de l'obligation de déclaration déjà décidée en juillet 2027, et établisse un rapport tous les cinq ans. Si les quantités importées ne diminuent pas pendant la période du rapport, des mesures plus poussées allant jusqu'à des restrictions d'importation sont prévues.
Pour garantir l'efficacité de cet instrument, un tel suivi doit, à notre avis, se baser sur des critères uniformes et transparents et prendre en compte les facteurs externes. De plus, un rapportage serré de l'autorité compétente au Conseil fédéral est nécessaire. Il est important de montrer clairement et de manière compréhensible l'évolution des quantités importées ainsi que l'effet de l'obligation de déclaration.
Contre-projet indirect nécessite des améliorations efficaces
Une minorité de la commission préparatoire du Conseil national avait exigé que des mesures plus poussées soient toujours prises si les importations de foie gras n'ont pas «sensiblement» diminué pendant la période du rapport. Il devait ainsi être clairement établi que seule une réduction significative pouvait être considérée comme un succès suffisant. Malheureusement, le Conseil national s'est prononcé pour une version du contre-projet qui permet de renoncer à des mesures supplémentaires même en cas de faible réduction des quantités importées.
Appel au Conseil des États : Oui à l'initiative et oui à un contre- projet rigoureux!
Le Conseil des États va maintenant se pencher sur la question. Nous appelons la petite chambre à recommander d'une part l'acceptation de l'initiative et d'autre part à adopter le contre-projet indirect – complété par l'exigence de diminution «sensible» des quantités importées.
L'objectif le plus grand et le plus important est d'atteindre une réduction efficace de la souffrance animale. Cela est également souligné par la conseillère nationale Clarence Chollet (Verts/NE), lorsqu'elle demande : «Est-il vraiment justifiable de continuer à faire souffrir les animaux uniquement par tradition? Nos habitudes changent – surtout lorsqu'il s'agit de violence, qu'elle soit envers les humains ou les animaux.»
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