NR Stefan Müller-Altermatt veut des réponses : Pourquoi le Conseil fédéral ne s'engage-t-il pas pour la population du Haut-Karabakh ?

22.06.2026 | de Christian Solidarity International

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22.06.2026, Zurich - Avec la motion 24.4259, le Conseil fédéral a été chargé en mars 2025 de permettre un dialogue ouvert entre les parties en conflit, l'Azerbaïdjan et les représentants des Arméniens du Haut- Karabakh. Jusqu'à présent, rien ne s'est passé. Le gouvernement explique cela par le fait que le Haut- Karabakh n'est pas une entité étatique. Le conseiller national Stefan Müller-Altermatt trouve cela fallacieux et adresse donc une interpellation au Conseil fédéral.


Lors de la séance des questions au gouvernement du 15 juin, le conseiller fédéral Ignazio Cassis a répondu aux questions du conseiller national Erich Vontobel (UDF, ZH). Celui-ci voulait savoir, face aux injustices croissantes faites à la population du Haut-Karabakh, quel était le statut de mise en œuvre de la motion. Elle exige l'organisation d'un forum de paix pour un dialogue ouvert entre l'Azerbaïdjan et les représentants du peuple karabakhtsi.

Cassis ne veut pas parler aux Arméniens du Karabakh

Dans sa réponse, le conseiller fédéral Cassis a notamment déclaré qu'il n'était pas possible pour le gouvernement suisse de parler avec des représentants du Haut-Karabakh. La Suisse ne reconnaît pas le Haut-Karabakh comme une entité étatique et n'a donc pas de contacts avec ses représentants. En général, elle n'entretient pas de relations avec des parties de la population d'un autre État.

Position contradictoire du Conseil fédéral

Cependant, cette explication contredit la riche histoire de la Suisse qui, dans le cadre de ses missions diplomatiques, a travaillé à plusieurs reprises avec des acteurs non étatiques. Par exemple en juin 2025, lorsque le conseiller fédéral Ignazio Cassis a rencontré le premier ministre et ministre des affaires étrangères de l'Autorité palestinienne. La Suisse s'est toujours engagée en faveur de la médiation de la paix avec des représentants non étatiques, par exemple avec les rebelles des FARC en Colombie ou le Mouvement populaire de libération du Soudan.

Négocier avec tous est une tradition suisse

La politique suisse repose traditionnellement sur l'idée que les conflits ne peuvent être résolus que par des négociations. Celui qui veut médiatiser doit donc parler à toutes les parties impliquées, qu'il s'agisse des gouvernements, des groupes rebelles, des minorités ethniques ou d'autres parties en conflit. C'est ainsi que le ministère des affaires étrangères l'a formulé dans une déclaration de principe en 2008 sur les efforts de médiation suisses.

Interpellation du conseiller national Müller-Altermatt

À ce sujet s'attache une interpellation du conseiller national Stefan Müller-Altermatt (Le Centre). Il pose les questions suivantes au Conseil fédéral:

1. Le Conseil fédéral reconnaît-il le fait que le Haut-Karabakh en tant qu'État de facto avait au moins une personnalité partielle en droit international?

2. Comment se fait-il que le Conseil fédéral négocie avec des représentants non étatiques grâce à sa possibilité de bons offices, mais non avec la représentation du Haut-Karabakh en raison d'une entité étatique manquante?

3. Que fait le Conseil fédéral dans le cas du Haut-Karabakh, dont la population a été expulsée par la force, dont les représentants sont emprisonnés illégalement et dont le patrimoine culturel millénaire est délibérément détruit, pour assurer le respect du droit international?

4. Comment le Conseil fédéral envisage-t-il de mettre en œuvre son mandat issu de la motion 24.4259 adoptée, et de rechercher le dialogue avec les représentants du Haut- Karabakh?

Le public a droit à la transparence

Pour John Eibner, président international de CSI, les membres du Parlement suisse et le public ont le droit de savoir pourquoi le ministre des affaires étrangères Cassis ne remplit pas son mandat parlementaire. Eibner: "Pourquoi abandonne-t-il la longue tradition suisse de collaboration avec tous, y compris les acteurs non étatiques, dans la recherche de la paix?" Christian Solidarity International appelle le Conseil fédéral à ne plus attendre, mais à mettre en route le forum de paix conformément à la motion 24.4259.

Le conseiller national Nik Gugger nouveau dans le comité

Le comité de soutien de l'initiative suisse de paix pour le Haut-Karabakh s'agrandit. Le conseiller national Nik Gugger (PEV) s'y est ajouté. Lui aussi est convaincu que la longue tradition suisse de neutralité et de médiation qualifie notre pays pour promouvoir un processus de paix crédible et durable, plaçant la sécurité des personnes et la justice pour les victimes de l'expulsion au premier plan.

Pour plus d'informations sur l'initiative de paix suisse : www.swisspeacekarabakh.com

Contact presse :
Simon Brechbühl, directeur général CSI-Suisse, +41 44 982 33 40, simon.brechbuehl@csi- schweiz.ch
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Source : Christian Solidarity International, communiqué de presse

Article original en allemand publié sur : NR Stefan Müller-Altermatt will es wissen: Weshalb engagiert sich der Bundesrat nicht für die Bevölkerung Bergkarabachs?


Traduction automatique depuis l’allemand avec l’aide de l’intelligence artificielle. Contenu relu pour le lectorat francophone. Seul le texte original du communiqué de presse fait foi.