La justification repose sur la constatation que des taxes à la valeur ajoutée plus élevées toucheraient tout le monde, puisque chacun doit consommer. Une taxe fédérale sur les gains immobiliers n’augmenterait pas le coût des biens, des services ou des retraits de capital des caisses de retraite. Selon les calculs des experts, cette taxe additionnelle devrait rapporter un milliard de francs par an à la Confédération – cinq fois plus que la controversée taxe sur les retraits de capital. Elle devrait donc être préférée à l’augmentation d’autres contributions qui toucheraient toute la population.
Une chercheuse du centre de recherches conjoncturelles de la Confédération a également son mot à dire. Elle précise – et tenez-vous bien, chères lectrices et lecteurs – que seule une personne réalisant un «gain aléatoire» sur la vente de biens immobiliers devrait payer cette taxe additionnelle; elle parle de «gains qui enrichissent quelqu’un sans qu’il ait travaillé pour cela».
Après que les propriétaires de biens immobiliers aient déjà livré des sommes d’argent considérables à l’État pour leurs investissements (impôts sur le revenu, fortune, droits de mutation et toujours la valeur locative, frais de raccordement, taxe cantonale sur les gains immobiliers et autres), une nouvelle taxe devrait leur être imposée. Le co-président du PS Wermuth propose au Conseil fédéral, par l’intermédiaire de la commission des finances, son examen concret et son introduction.
Spontanément, quelques pensées me viennent à l’esprit : L'armée renforcée par les fonds des propriétaires immobiliers défend- elle uniquement les propriétaires et leurs biens ? La 13e rente AVS est-elle versée uniquement aux propriétaires ? La taxe sur les retraits de capital n’est-elle pas augmentée uniquement pour les propriétaires immobiliers ? En fait, cela devrait être le cas. Après tout, ce sont les propriétaires immobiliers qui paieraient tout cela. Encore une fois.
Contact presse :
Markus Meier
Directeur HEV Suisse
