Registre pour le commerce de l'or : signal positif pour plus de transparence, mais il reste du chemin à parcourir

04.02.2026 | de SWISSAID

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SWISSAID

04.02.2026, L'association suisse des métaux précieux ASMP a lancé aujourd'hui un registre de transparence numérique. Pour la première fois, les noms de certains fournisseurs des raffineries suisses sont publiés. SWISSAID salue cette étape, mais le registre offre uniquement une transparence limitée. Une véritable transparence ne peut être assurée que par la publication de tous les fournisseurs. Cette exigence doit être ancrée dans la loi, de préférence dans le règlement de la législation révisée sur les métaux précieux.


L'association suisse des métaux précieux ASMP a introduit une nouvelle plateforme numérique : « Swiss Precious Metal Transparency Platform ». Pour la première fois en Suisse, les noms de certains fournisseurs ou mines dont les raffineries suisses s'approvisionnent en or sont publiés.

Les efforts pour plus de transparence dans le secteur de l'or, où le risque d'importation d'or de conflit est très élevé, sont à saluer. Selon les recherches de SWISSAID, le risque est très élevé que même de l'or servant à financer des conflits armés (par exemple au Soudan et en Russie) et à de graves violations des droits humains et dégradations environnementales soit importé en Suisse. Ce risque est encore exacerbé par la flambée continue des prix de l'or et la ruée vers l'or qui en découle.

« Swissaid salue certes ce pas vers plus de transparence, mais la nouvelle plateforme reste insuffisante », déclare Marc Ummel, expert en matières premières chez SWISSAID. Selon l'ONG, plusieurs lacunes sont à déplorer :

Il ne sont listés que les noms de fournisseurs provenant de « pays à haut risque » et de mines, et la définition des « pays à haut risque » a été trop restreinte. L'or extrait des mines ne représente qu'une petite partie des importations d'or. En 2025, la part d'or minier ne représentait que 30 % de la valeur de tout l'or importé en Suisse. Pour plus de 50 % des importations d'or en Suisse, les noms des fournisseurs restent donc inconnus.

Les informations concernant les non-membres de l'association n'apparaissent pas sur la plateforme. Étant donné que la plus grande raffinerie suisse, Valcambi, a quitté l'association en 2023, ces données ne sont pas publiées.

Les noms des fournisseurs des Émirats arabes unis (EAU), un centre mondial pour l'or d'origine douteuse (voir étude SWISSAID), ne sont pas mentionnés non plus. En 2025, avec des exportations de plus de 360 tonnes d'une valeur de 32 milliards de francs suisses (de janvier à novembre 2025), les EAU ont été l'un des plus grands exportateurs d'or vers la Suisse. Les données sont regroupées, c'est-à-dire qu'elles ne peuvent pas être attribuées aux raffineries suisses. Ceci est paradoxal, car par exemple, les raffineries MKS PAMP, Argor-Heraeus, Metalor et PX Précinox, en tant que membres de la LBMA, doivent de toute façon divulguer dès cette année les noms des fournisseurs provenant de « pays à haut risque » et des mines industrielles qui sont membres du World Gold Council dans leur rapport de conformité LBMA. De nombreuses informations sur les relations commerciales dans le commerce de l'or sont déjà publiques. Les 33 membres du World Gold Council doivent divulguer les noms des raffineries. Ces données sont également publiées dans des bases de données payantes, des rapports EITI ou des publications de certains fournisseurs comme les banques centrales.

SWISSAID demande donc :

la publication des noms de tous les fournisseurs, notamment aussi ceux de l'or secondaire, désigné à des fins de dissimulation sous l'appellation d'or recyclé. De nombreuses chaînes logistiques d'or secondaire sont très problématiques, car il peut s'agir d'or de conflit.

La divulgation des noms des fournisseurs doit être ancrée dans la loi pour obliger toutes les raffineries. Une opportunité unique se présente cette année avec l'élaboration du règlement sur la révision du règlement de contrôle des métaux précieux, adopté par le Parlement en juin 2025.

Les raffineries doivent assumer leurs responsabilités et rendre publics les noms de leurs fournisseurs (pas sous forme regroupée).

La question de la transparence concernant l'origine de l'or a été à nouveau soulevée au Parlement en décembre dernier, avec la motion de Fabian Molina, conseiller national PS, et le postulat de Jean Tschopp, conseiller national PS.

Personnes de contact :

Marc Ummel, Responsable du département des matières premières SWISSAID,

Tel : +41 (0)79 694 49 21, m.ummel@swissaid.ch

Thaïs In der Smitten, Responsable médias SWISSAID,

Tel : +41 (0)77 408 27 65, media@swissaid.ch

Note de l'éditeur : Les droits d'image appartiennent à l'éditeur respectif.


À retenir de cet article: « Registre pour le commerce de l'or : signal positif pour plus de transparence, mais il reste du chemin à parcourir »

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Source : SWISSAID, communiqué de presse

Article original en allemand publié sur : Register für Goldhandel: positives Signal für mehr Transparenz, aber es muss noch mehr getan werden


Traduction automatique depuis l’allemand avec l’aide de l’intelligence artificielle. Contenu relu pour le lectorat francophone. Seul le texte original du communiqué de presse fait foi.