Rejet de la plainte contre le NZZ am Sonntag et le Zofinger Tagblatt

12.01.2026 | de Conseil suisse de la presse

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Conseil suisse de la presse

12.01.2026, Le 14 juillet 2024, respectivement le 17 août 2024, le magazine du "NZZ am Sonntag" et ensuite le "Zofinger Tagblatt" ont publié chacun un reportage détaillé sur une affaire criminelle de 1983. À cette époque, un jeune Suisse avait disparu dans la forêt amazonienne brésilienne après avoir rencontré un prétendu chef tribal autochtone mystérieux. Quelque temps plus tard, un groupe de voyageurs avait découvert les restes du jeune homme. Tout indiquait par la suite que le jeune homme avait dû être tué par ce chef tribal, qui s'était avéré être un Allemand. Les deux articles étaient richement illustrés, notamment avec des photos du jeune homme posant avec le "chef", des images de ses ossements et son crâne entouré de bougies lors d'une cérémonie funéraire.


Un proche de la victime a porté plainte contre les deux articles. Ils enfreignaient un grand nombre de dispositions du code de déontologie journalistique. Elle estimait que la mention du nom violait la vie privée de la victime et de sa famille survivante, traumatisée. De plus, les images des restes de la victime portaient atteinte à son droit au repos. L'ensemble du récit violait la dignité humaine de la victime. La plaignante contestait également dans certains cas l'utilisation légale des images.

Les deux rédactions ont pour leur part souligné qu'elles avaient obtenu les images légalement, qu'il ne pouvait être question de violation de la vie privée, puisque les auteurs avaient contacté la famille de la victime avant la publication et les avaient informés du travail sur ces articles. Elles ont précisé avoir pris en compte la dignité de la victime dans le choix des images et que le droit au repos de la victime n'avait pas été perturbé.

Le Conseil suisse de la presse a rejeté la plainte en concluant que la vie privée des proches de la victime n'avait pas été violée et que personne n'avait empiété sur leur vie privée. Selon la jurisprudence fédérale, la victime elle-même ne possède plus de vie privée susceptible d'être violée. La directive invoquée 7.8, qui tient compte non seulement des victimes en situation de crise, mais aussi des sentiments de leurs proches, se réfère à des situations de crise récentes, mais pas à une situation de détresse datant de 40 ans. Il en va de même pour la protection des victimes des directives 8.3 et 8.5 (images d'accidents, de catastrophes et de crimes).

Note de l'éditeur : Les droits d'image appartiennent à l'éditeur respectif.


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Source : Conseil suisse de la presse, communiqué de presse

Article original en allemand publié sur : Beschwerde gegen NZZ am Sonntag und Zofinger Tagblatt abgewiesen


Traduction automatique depuis l’allemand avec l’aide de l’intelligence artificielle. Contenu relu pour le lectorat francophone. Seul le texte original du communiqué de presse fait foi.