Rapport sur la tragédie de Crans-Montana : Le Conseil suisse de la presse appelle à la prudence

07.01.2026 | de Conseil suisse de la presse

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Conseil suisse de la presse

07.01.2026, La tragédie de Crans-Montana constitue un défi journalistique : comment les médias peuvent-ils exercer leurs fonctions dans un tel contexte tout en respectant les règles journalistiques établies ?


Le Conseil suisse de la presse rappelle vivement aux professionnels des médias de respecter la vie privée des victimes et de leurs proches lors de la couverture médiatique. Les victimes de la catastrophe d'incendie ne sont pas des personnalités publiques. Il n'est pas nécessaire de publier leurs noms ou leurs photos. Le Code de déontologie journalistique interdit toute représentation sensationnaliste qui dégrade les personnes en simples objets, que ce soit en image, en texte ou en son. Les journalistes doivent également respecter la souffrance des victimes et les sentiments des proches, qui se trouvent dans une situation exceptionnelle.

En 2012, le Conseil suisse de la presse a établi des lignes directrices pour une couverture équitable dans de telles situations. Lors d'un accident de car dans le canton du Valais, 28 personnes, dont la plupart étaient des enfants, ont perdu la vie. À l'époque, des images des victimes avaient été publiées de manière excessive.

Dans sa décision de principe, le Conseil avait noté : « Il est disproportionné et dépasse ce qui est éthiquement acceptable sur le plan professionnel lorsqu'une rédaction passe systématiquement au crible l'environnement privé des personnes impliquées après un accident. » En principe, « il est en effet permis de montrer des images des victimes décédées d'un accident de la route si les proches consentent explicitement à la publication et fournissent les photos ». Néanmoins, la réaction des gens face aux événements tragiques varie. « Alors que beaucoup souhaitent vivre leur deuil en paix, d'autres trouvent du réconfort à partager leur souffrance et à permettre à autrui d'y prendre part », écrivait le Conseil dans sa déclaration de l'époque. Lorsque les proches sont encore sous le choc d'un événement, un consentement ne devrait pas être présumé à la légère.

En principe, la vie privée des personnes concernées — à moins qu'il ne s'agisse de personnalités publiques et que la couverture médiatique ne soit liée à leur activité publique — doit être respectée, même dans les cas d'accidents spectaculaires, de crimes et de catastrophes.

Annik Dubied, vice-présidente du Conseil suisse de la presse, évoque dans l'émission RTS PointJ comment les journalistes peuvent couvrir ces événements de manière éthiquement correcte. L'émission sera disponible à partir du 7 janvier 2026 sur le lien suivant : https://www.rts.ch/audio-podcast/2020/emission/le-point-j- 25000806.html

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Le Conseil se prononce, sur plainte ou de sa propre initiative, sur l'éthique professionnelle journalistique. Tout le monde peut déposer une plainte, et la procédure est gratuite. L'organe se base sur le code ainsi que sur les directives qu'il a édictées pour rendre ses décisions.

Dans sa décision, le Conseil évalue et justifie si et pourquoi un reportage journalistique dans la presse, à la radio, à la télévision ou sur Internet viole - ou non - le code déontologique. Ainsi, le Conseil garantit l'autorégulation volontaire du secteur des médias.

Le Conseil contribue également à la réflexion et à la discussion sur des questions fondamentales d'éthique médiatique. Il défend aussi la liberté de la presse et la liberté d'expression.

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Source : Conseil suisse de la presse, communiqué de presse

Article original en allemand publié sur : Berichterstattung zur Tragödie in Crans-Montana: Schweizer Presserat mahnt zur Rücksichtnahme


Traduction automatique depuis l’allemand avec l’aide de l’intelligence artificielle. Contenu relu pour le lectorat francophone. Seul le texte original du communiqué de presse fait foi.